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Fred: Mon histoire

Par Charlie, 16 ans

 

J’ai reçu un diagnostic de diabète de type 1 lorsque j’avais 9 ans. Je ne savais pas ce qu’était le diabète à ce moment-là, et je ne réalisais certainement pas que j’aurais à vivre avec cette condition pour le reste de ma vie.

J’ai d’abord souffert des symptômes classiques : perte de poids subite, soif démesurée, somnolence et perte d’appétit.

Je voulais être comme les autres

Je souhaitais être comme toutes les autres filles de quatrième année, mais ce souhait était irréaliste puisque j’avais des besoins qu’elles n’avaient pas. Une part de moi haïssait mon diabète parce qu’il me rendait différente.

Le soutien c’est vital

Mon diagnostic a été un choc pour moi, mais également pour ma famille. Bien qu’il ait complètement changé nos vies, ma famille et moi avons réussi à faire face à mon diabète. Au départ, mes parents ont joué un rôle crucial dans la gestion de ma nouvelle vie. La gestion du diabète n’est pas quelque chose que l’on peut affronter seul. Comme adolescente maintenant, je réalise que le soutien des personnes qui m’entourent est vital.

ET on a trouvé Fred, la Fondation Ressources pour enfants diabétiques qui nous aidé à passer au travers. Fred nous a entourés de gens remarquables qui m’inspirent et m’encouragent à atteindre mes objectifs. Je sais que mon diabète  représenterait un défi encore plus gros sans eux.

J’ai rencontré des gens comme moi qui me comprenaient

Fred m’a aussi permis d’accéder à un réseau social avec des gens diabétiques comme moi à travers le camp Carowanis. Ça a été vraiment super.

Petite fille très angoissée devant tous les aspects de la maladie à gérer, l’expérien­ce du camp m’a permis d’entrevoir ma vie avec une toute nouvelle optique. Alors que j’étais souvent la seule élève atteinte de diabète à l’école, au camp, je pouvais enfin me sentir « comme tout le monde ». Et à cet âge, l’appartenance au groupe devient très forte.

Quand c’est un professionnel de la santé ou un enfant qui parle, « on l’écoute plus que ses parents ». Je pouvais aussi voir que tous les jeunes du camp n’avaient pas les mêmes réactions et les mêmes difficultés que moi. « Mais on pouvait en parler, parce qu’on se comprenait les uns les autres ; c’était une véritable fraternité ».

Je sais que je suis diabétique et après ?

Avec eux, j’ai appris à me surpasser, à me faire confiance, à gérer mon diabète de façon positive et plus autonome. Ces apprentissages m’ont permis de prendre un chemin que je n’aurais pas forcément suivi. Aujourd’hui, je peux dire que ce n’est pas mon diabète qui me définit mais la personne que je suis. Merci Fred et le Camp Carowanis !

– Charlie, 16 ans –