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Le diabète de type 1, ce n’est pas la fin du monde

Par Colin, 11 ans

Colin, 11 ans, a peu de souvenirs du moment où il a reçu son diagnostic alors qu’il n’avait pas six ans. 
« Je buvais beaucoup d’eau et je perdais du poids. » 

Sa mère, alertée par son amaigrissement, l’a amené à l’hôpital où le verdict est tombé : diabète de type 1.  
« Dans le fonds, je le savais mais je refusais de le voir. » 

J’avais un peu peur 

 Je suis resté trois jours à l’hôpital. Je ne comprenais pas trop ce qui arrivait.  
J’avais peur, aussi, des injections. Mais tout le monde était gentil avec moi.  

À l’école, tout le monde posait des questions 

Quand je suis allé à l’école, on a fait une présentation avec ma mère. 
Tout le monde posait des questions. Ma mère venait pour m’injecter à midi.  
Puis j’ai eu la pompe.
Moi, j’aime la technologie. 
 
D’ailleurs, plus tard, j’aurai mon magasin de technologies. Ou peut-être que j’irai en politique. Je ne sais pas encore, c’est loin.  

C’est toujours le fun d’aller au camp Carowanis 

Quand je suis allé au camp, j’ai bien aimé ça.  
C’est une dynamique capotée. C’est une place où tu n’es pas différent. C’est les non-diabétiques qui sont différents.  

On a été au camp cinq fois. Deux fins de semaines avec mes parents et moi, je suis allé trois fois tout seul. Il y a plein d’activités. Moi, j’aime le CampCraft (survie en forêt) et le mayak (embarcation permettant d’aller sur l’eau). 
Mais ce que je préfère c’est le banquet (fête pour marquer la fin du séjour).   

En plus, chaque fois, je me fais un ami.  

J’ai envie de dire à tous ceux qui ont peur d’aller : Ça vaut la peine de venir. C’est le fun. Tu ne vas pas te sentir tout seul diabétique.