Itinéraire d’André Besner et son équipe

Saviez-vous que le Pic Lénine est le plus haut sommet du chaînon Trans-Alaï en Asie centrale et le second du Pamir?

 

Situé à la frontière du Tadjikistan et du Kirghizistan, le Pic Lénine a une altitude élevée de près de 7 134 mètres! En y ajoutant le froid et les vents parfois très violents, ces facteurs se trouvent donc à être les grands défis de l’expédition d’André.

Le camp de base à Atchik Tash → altitude 3750 m.

Le début de l’ascension vers le camp I emprunte le col des Voyageurs  altitude 4 200 m.

Le camp II  altitude 5 200 m.

Le camp III  altitude 6 000 m.

Jours 1-2-3

Départ d’André et de l’équipe en territoire montréalais à destination de Bishkek.

♦ Arrivée prévue le jour 3 (dans la nuit ou tôt en matinée), puis ils transfèrent d’avion à Bishkek pour se rendre 450 km plus loin, à Osh.

Jours 4-5

♦ André et les autres membres de l’équipe effectuent un transfert à Osh pour se diriger au camp de base du Pic Lénine, situé à Achik Tash.

♦ Une journée d’acclimatation au camp de base est planifiée ainsi que la préparation du matériel.

♦ Avant de quitter, ils rencontrent des bergers kirghizes qui gardent leurs troupeaux dans la verdoyante vallée, tout près du camp de base.

Jours 6 à 21

♦ André et  l’équipe réalisent une première montée d’acclimatation au-dessus du camp I et procèdent à l’ascension d’une crête à 4 200 mètres. Ils y observent la totalité de l’itinéraire sur la montagne.

Débute ensuite l’ascension, en quittant le camp I, pour se diriger aux camps II et III. Ils redescendent régulièrement au camp précédent afin de parfaire l’acclimatation et pour se reposer avant l’assaut final.

Première phase de l’ascension : André et l’équipe transportent le matériel vers le camp II, à une altitude de 5 350 mètres. Les crampons sont de mise en plus de cordes fixes auxquelles ils devront s’y attacher! Pourquoi ? Eh bien se trouve, entre les camps, une pente de 35 à 40 degrés qui est parfois complètement couverte de glace vive.

Seconde phase : André et l’équipe montent le camp III, qui se situe à une altitude de 6 100 mètres. Ils redescendent passer une ou deux nuits au camp II avec, au besoin, un éventuel retour au camp I ou au camp de base.

Troisième phase : c’est l’ascension avec un grand « A ».  L’équipe de grimpeurs utilise l’équipement laissé à des endroits précis lors des voyages précédents. Le déroulement de l’ascension respecte le nombre de participants, leur forme physique, leur acclimatation à l’altitude et les conditions météorologiques.

La montée finale est une journée chargée, très chargée. Lever à 2 h. Tous doivent absolument manger malgré le manque d’appétit typique à cette altitude.  Départ à 3 h. Montée d’environ 1 000 mètres sur une distance de 4 km.  Chaque pas est un effort qui exige deux bonnes respirations. Pourquoi? Simplement parce qu’à cette altitude, l’air est raréfié et ne contient que 40 % de l’oxygène habituel.

♦ Si dame Nature colalbore et que le sommet est atteint, retour au camp III vers 18 h, épuisés et déshydratés, mais euphoriques!

♦ Dès le lendemain, André et l’équipe rapportent tout l’équipement au camp de base.

Jours 22-24

♦ Lentement, mais sûrement… tous effectuent le transfert du camp de base vers Osh et ensemble, ils retournent à Montréal!