DT1 et DT2

La plupart des gens connaissent au moins une personne atteinte de diabète : un grand oncle, une voisine dans la fleur de l’âge. On dit même que cette maladie est une épidémie à l’échelle mondiale, la quantité de cas augmentant d’année en année. Pourtant, le diabète reste encore méconnu. En effet, combien savent qu’il existe plus d’une « sorte » de diabète? Et qui ne sursaute pas en apprenant qu’un jeune enfant ou un adolescent est diabétique? Voyons les faits et déconstruisons les mythes.

Types of Diabetes

Les données du diabète de type 1

D’après les chiffres de la Société canadienne de pédiatrie, 33 000 enfants canadiens d’âge scolaire, entre 5 et 18 ans, sont atteints de diabète de type 1, en plus de quelques milliers d’autres de moins de 5 ans. On estime qu’entre 9 à 10 % de l’ensemble des personnes diabétiques, enfants et adultes confondus, sont diabétiques insulinodépendants.

Selon des données du National Diabetes Surveillance System (NDSS), l’Association canadienne du diabète projette que le diabète touchera près de 11 % de la population d’ici 2020 et qu’à l’heure actuelle, environ un million de Canadiens souffrent de diabète sans le savoir. Le diabète de type 2 gagne du terrain, tant chez les adultes que chez les enfants. Une meilleure connaissance du diabète de la part de la population a été rapportée comme nécessaire, dont le besoin de faire la distinction entre le diabète de type 1 et de type 2.

date-diabetes-enfants

 

Cette maladie qualifiée d’épidémique est trop souvent la cible de préjugés et de désinformation puisque la distinction entre diabète de type 1 et diabète de type 2 est rarement expliquée par les médias ou le public en général.

La Fondation pour enfants diabétiques souhaite améliorer les connaissances du public envers les deux types de diabète pour diminuer les mythes qui causent tant de préjugés envers les enfants. Pour cela, La Fondation s’engage à encourager les médias, ses partenaires et ses familles membres à sensibiliser la population sur la réalité des jeunes diabétiques insulinodépendants.

 

Les mythes

Afin que les enfants ne soient pas injustement victimes de fausses idées quant au diabète, il est important de connaître les faits.

Mythes

Réalités

Explications

« Tu es diabétique parce que tu as mangé trop de sucreries. » FAUX. Il n’y a aucune relation entre le diabète de type 1 et le fait de manger du sucre. Chez les personnes diabétiques de type 1, le pancréas cesse de produire l’insuline, ce qui cause une surcharge de sucre dans le sang, une hyperglycémie. Des pistes de recherche soutiennent que certains facteurs génétiques et environnementaux pourraient être aggravants.

« Le diabète est une maladie touchant les personnes obèses. »

 

FAUX.

Premièrement, le diabète de type 1 n’est pas déclenché relativement à l’alimentation. Même qu’au contraire, un des symptômes précurseurs d’un diagnostic de DT1 est la perte de poids, puisque les cellules de l’enfant n’ont plus accès à l’énergie fabriquée par la métabolisation des glucides.

Ensuite, bien que l’obésité, qui peut être accrue par une alimentation trop riche en glucides, est identifiée comme un des facteurs de risque du diabète de type 2, elle n’est pas l’unique déclencheur.

Finalement, il est important de comprendre que le diabète de type 1 et de type 2 ont des causes bien différentes, même si leurs symptômes s’apparentent.

« Les femmes atteintes de DT1 ne peuvent avoir d’enfants. »

 

FAUX. Les femmes diabétiques de type 1 peuvent donner naissance à des enfants en pleine santé et de façon sécuritaire. Les femmes et leur partenaire devront toutefois s’attendre à fournir un effort supplémentaire dans le contrôle du diabète, par un suivi pointu des glycémies et des ajustements fréquents.
«  Les enfants diabétiques devraient restreindre leurs activités physiques » FAUX. Il est important d’entretenir un mode de vie actif, tant pour les personnes diabétiques que pour toute personne désirant être en santé.

Les enfants et adolescents DT1 peuvent pratiquer les sports qu’ils aiment, du moment que leur alimentation et les doses d’insuline sont ajustées en fonction de l’activité de la journée.

Plusieurs athlètes atteints de DT1 ont accompli des exploits dans les dernières années. Pensons à Sébastien Sasseville qui a traversé le Canada à la course, d’avril à novembre 2014, ou, plus près de nous, Etienne Masse, qui a terminé son premier marathon en août dernier lors du Marathon de Montréal.